[Draenei]Milla

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[Draenei]Milla

Message  Faye le 2011-05-13, 19:29

Les habitations Draeneï de Draenor était totalement détruites, quatre vingt pour cent de la population avait été massacré par la horde meurtrière d'orc corrompue par le grand chef Kil'jaeden. Comme la plus part des survivants la petite Milla avait vu sa famille périr sous le courroux des démonistes orc. Elle fut recueillit par un maitre chaman du nom de Erundo qui lui compta l'histoire de ses ancêtres et lui enseigna son savoir. Guidés par la lumière des Naaru, les derniers survivants de l'espèce utilisèrent les capacités de voyage dimensionnel de l'Exodar pour rejoindre un abri sur et trouver de l'aide afin de reconquérir leur pays déchiré.

L'atterrissage avait été rude, mais a ma grande surprise que quelques personnes avaient périt lors du crache.


Assise sur le sable je contemplais encore une fois la mer agitée, mes visions se faisaient de plus en plus fréquentes, je voyais ce peuple, une citée vaste, des murs immenses s'étendaient, des arbres aussi grands que les maisons, des champs de fleurs ou couraient des animaux sauvages, puis..., plus rien..., juste la mer voilée à perte de vue.


J'allai demander conseil au près de Erundo. Au fil des jours je le voyais se transformer, il avait perdu cette lumière, son visage avait changé, à présent il n'exprimait plus qu'une grande tristesse, comme si il se mourrait peu à peu. Il n'était pas le seul dans cet état, bon nombre d'entre nous avait été affectés par les énergies corrompues des démonistes orcs qui nous rongeaient peu à peu. Je me regardais dans le reflet de l'eau de peur de n'être plus qu'une ombre à mon tour...



Ses paroles étaient toujours aussi sages et son attitude sereine, il me conseilla de faire confiance à mes visions et de suivre mon instinct de chaman, que je saurai trouver le bon chemin.

Un chant d'oiseau et le murmure d'un cours d'eau imprégnait mon esprit, ces êtres étranges m'entouraient à nouveaux, ils me lançaient des regards provocateurs, certains riaient, d'autre me fixaient en restant silencieux, puis je sortais à nouveau de ma vision.



Je me réveillai à l'auberge de l'Exodar, ces visions commençaient à peser dans mon esprit, il fallait au plus vite que je quitte cette île pour découvrir les environs et peut être enfin me délivrer d'elles.....

J'appris qu'une équipe de reconnaissance fut mise en place pour visiter les îles voisines. A l'aube, l'équipage embarquèrent à bord d'un navire dont les soldats de l'Exodar avaient entreprit la construction depuis plusieurs jours déjà. Le groupe était composé de gardes et de personne diplomatiques, ils m'auraient sans l'ombre d'un doute jamais accepté à bord, alors je décidai de me faufiler discrètement. Les dures leçons d'Erundo avait porté ses fruits, personne ne remarqua une jeune louve cachée dans la soute parmi quelques caisses.



Le voyage me sembla assez rapide, je ne saurai dire combien de temps exactement, mes visions trop fréquentes m'ayant fais perdre la notion du temps. J'attendis quelques instants que l'équipage débarque, pour sortir de ma cachette et quitter le navire. J'observais de loin les membres de mon peuple qui se tenaient sur le ponton en présence d'elfe de la nuit. Des sentinelles minces aux grandes oreilles se tenaient de part et d'autre des quais. Ils parlèrent pendant des heures, je ne pouvait entendre leur conversation depuis ma position, puis embarquèrent tous à bord d'un autre bateau. Je tentai de les rattraper discrètement mais je ne puis m'approcher plus de peur que les miens me voient. Ils levèrent l'ancre et le bateau s'éloigna. Je traversai le ponton jusqu'à la petite ville, les sentinelles restaient immobile et droites me suivant du regard. Je n'étais pas rassurée, mais marchai d'un pas sur essayant de dissimuler ma peur...



Le bateau des miens avait quitté les quais dès le premier soir. Après de nombreux jours passés à Auberdine, les habitants ne me regardaient plus comme une étrangère au point que certains me demandèrent mon aide pour quelques taches personnelles sans vraiment grandes importances. J'en appris beaucoup sur leur culture et leur passé, leur régions et leur combats. Chaque soir je me reposais à l'auberge de la ville et à chaque levé de soleil j'explorai la vaste région de Sombrerivage. Au bout de la neuvième nuit je parti pour l'île de Teldrassil rejoindre Darnasus la belle citée Elfique dont les habitants d'Auberdine m'avaient si longuement parlé.

Dès mes premiers pas dans la citée je reconnu le lieu de mes visions, elle était telle que je l'avais vu dans ses moindre détails. Je parcouru la ville entière pour l'explorer et me remémorer les lieux. Les durs pavés qui recouvraient les chemins de la citée écorchaient mes sabots à chacun de mes pas. Je décidai de me mettre en quête d'un forgeron qui peut être pourrait me fabriquer des fers.



Sur le pont qui mène au temple de la Lune je fit la connaissance de la jeune elfe Ayla qui semblait très pressée, je la questionna à ce sujet et elle me répondit qu'elle profitait que son maitre se soit assoupi, pour se détendre de son rude entrainement. Elle ne semblait que peu intriguée par ma venue ici. Par la suite son maitre nommé Thael Plumevent nous y rejoigna ainsi qu'un druide du nom de Narutan. Ce dernier semblait calme et posé sans doute qu'il devait avoir un long et rude passé derrière lui. Il était assez intrigué par moi, mais m'avoua qu'il n'ignorait pas l'existence de ma race. Après quelques heures à leur conté mes aventures, je leur demandai de m'indiquer le forgeron le plus proche pour s'occuper de mes sabots. Narutan était lui même forgeron et me proposa volontiers son aide. J'acceptai et nous nous mîmes en route pour Hurlevent afin d'y trouver une forge.

Le soleil était haut dans le ciel, pas une ombre ne tapissait les ruelles. Je regardais avec fascination les murs gris de la ville.



Je suivis mon compagnon de route Elfe jusqu'au cartier nain où il forgea deux petits fers avant de les placer avec délicatesse sur mes sabots. Il semblait plutôt inquiet de faire une telle opération, mais je n’eus rien senti.



Après de amples remerciements je m'éclipsai, laissant derrière moi la grande ville humaine, pour regagner le comté lac placide.

Une fois sur place la nuit était déjà tombée, une lune ronde éclairait les alentours du lac.




Le regard des humains était bien plus pesant que celui des elfes. Un seul homme près d'une écurie accepta mes services en m'envoyant tuer un gnoll qui selon lui rodait trop près de la ville. En y repensant, peut être qu'il souhaitait lui aussi que je quitte les lieux car cette créature paraissait vraiment dangereuse. J'entendis des pas derrière moi. Je me retournai et il était là, l'elfe qui avait soigneusement pris soin de mes sabots. M’avait-il suivie ? Cela m'était égal. Il me proposa à nouveau son aide que j’acceptai volontiers. Une fois la mission menée à bien, nous allâmes nous assoir près du lac un moment. Puis nous couchâmes à l'auberge dans une chambre commune par faute de manque de place.

Naru... tan ? Les Naaru sont des êtres qui bénirent les draeneï, leur offrant la sagesse et la puissance de la Lumière. A présent cela ne fait plus aucun doute, ce nom n'était pas une coïncidence...



Le lendemain à mon réveil il avait déjà quitté la région et je ne le revis que quelques jours plus tard dans les marécages des Paluns.

Le sud de cette région était infesté de dragons. Ces créatures me fascinaient énormément. Plus ils étaient gros et plus j'avais envie de les voir de plus près encore, ce qui ne plaisait guère à mon ami elfe. M'empêchant d'avancer d'avantage il me promit de me mener en voir de bien plus impressionnants.

Le jour suivant, ou peut être bien plus tard je ne saurais dire, il m'amena comme convenu voir la créature de mes désirs. Cet instant était si magique que nous sommes assis là quelques heures à contempler sa grandeur.
Comme il disait : L’un des quatre dragons du cauchemar celui-ci gardant l’entrée du rêve d’émeraude



Tout ceci était encore bien étranger pour moi, mais je ne tardai pas à en apprendre d’avantage.

Depuis ce jour nous ne nous sommes plus jamais quittés. Il me présenta aux siens et à ses frères de la confrérie elfique. Un soir alors que je l'attendais sur les marches menant au jardin du temple, il m'avoua ses sentiments. Un elfe et une draeneï ? Oui, après tout pourquoi pas !



[size=30]L[/size]es jours qui suivirent ne furent que plus beaux encore…

[size=30]U[/size]n soir, une missive scellée fut remise à Narutan par une sentinelle. Lui et Yolwen membres de la confrérie étaient convoqués par le fondateur de l’ordre Glorandir Murmelame, selon moi sans doute pour les remercier de leur bravoure lors de la dernière mission, cependant à son retour je pu lire sur son visage que la raison était tout autre.
Le leader ne tolérait pas qu’un elfe puisse avoir des sentiments pour une personne sans longues oreilles. Deux choix s’offrirent à eux, mettre un terme à cette relation, ou quitter l’ordre et la région à jamais. Yolwen prit la première décision quant à Naru… il me choisit moi…

A mes yeux c’était une erreur je ne pouvais lui infliger ça ! Mais son choix était fait, nous quittèrent alors le bosquet reculé d’Orneval où l’ordre c’était établit pour rejoindre Astranaar. Nous étions ensemble et ce n’était alors que la seule chose qui comptait.

C’était la décision la plus injuste qu'il soit. Après ce Naru avait fait pour son peuple, Glorandir en personne l'avait récompensé pour sa bravoure, de plus nos peuple étaient alliés pour lutter contre le fléau. Pourquoi une telle décision par un temps de guerre comme celui ci ? Il y avait forcement une autre explication que l'humeur capricieuse d’un dirigeant.

[size=30]U[/size]n soir lors d'une discussion avec le coordonateur de la confrérie elfique Sir Thael Plumevent, nous abordâmes le sujet. Il me proposa son aide en m'obtenant un entretient avec le fondateur. Résolue à lui faire changer d'avis j'acceptai sans hésitation. Suite à sa demande, le lendemain je reçue une convocation.

Entre la peur et l'excitation d'avoir peut être enfin la chance d'offrir à Naru la chose qu'il souhaitait le plus, je me rendis au quartier général. Mes mains tremblaient d'incertitude et de peur, un seul faux pas et les sentinelles me mèneraient à nouveau en dehors du campement.



Je présentai ma demande au leader qui me fit parvenir une fiole. Ce flacon, disait il, pouvait contenir deux breuvages l'un était inoffensif l'autre donnait la mort. Il me demanda de le boire pour prouver mon amour pour Narutan. Frustrée à l'idée de faire perdre à la personne que j'aime la chose qui lui tenait le plus à coeur uniquement dans le but d'aller et venir dans cette région, je refusai catégoriquement. Le chef de guilde n'en fut que plus ravi de voir que ces suppositions se confirmaient. Selon lui je refusais de donner ma vie pour lui. Cependant, il me remit tout de même une lettre scellée permettant la réhabilitation de Narutan parmi les siens. Je n'en demandais pas plus...

A mon retour à Astranaar, je remis la lettre à Naru qui en fut comblé jusqu'au moment où je lui apprenne qu'elle n'était valable que pour lui. Je lui comptai toute l'histoire alors, il décida d'aller parler au fondateur à son tour.
"Si c'est pour vivre là bas sans toi, à quoi bon ?!"

Quelques heures après son départ, je fus à nouveau convoquée au quartier général. A ma grande surprise Naru n'y était pas. Le leader me reçu. Il tendit le bras, montrant de son doigt la fiole vide sur la petite table...


Paniquée, je n'entendais plus rien, je ne pouvais plus réfléchir seuls ces quelques mots pénétrèrent mon esprit... "Sept jours.... antidote, écaille du dragon du cauchemar"

La sentinelle me conduisit à son chevet. A le voir mes yeux se remplirent de larmes. Son visage était crispé et ses sourcils froncés comme si agonisant il luttait pour rester en vie. Je lui en voulais tellement. Le fait de rester dans cet ordre était il pour lui plus fort que l'amour qu'il me portait ? Était ce si important ? Est ce que ça valait tout ceci ? "Tu m'abandonnes...?"
Je m'allongeai contre lui, comme si ce jour n'était pas différent d'un autre. En quittant le dortoir, la sentinelle répéta à nouveau : "Souvenez vous apportez une écaille d'un des dragons du cauchemar avant le septième jour ou il rejoindra le rêve d'émeraude à jamais"

Au levé du soleil je pris ma pierre de foyer pour Astranaar, n'ayant encore aucune idée en tête. A peine eu je fais quelques pas dans l'auberge que mes jambes flanchèrent, je tombais à genou ne pouvant retenir mes larmes. Alerté par les sanglots la douce Lyanna se précipita à l'entrée de l'auberge. A l'écoute de mon histoire, elle saisit un bout de papier, le découpant en morceaux elle envoya plusieurs lettres à tous les combattants de son entourage. Je restais là assise, le regard dans le vague ne pouvant bouger.

-" L’un des quatre dragons du cauchemar celui-ci gardant l’entrée du rêve d’émeraude... "
-"On peut l'attaquer"
-*Rit* "Je vous le déconseille vivement. Même l'armée des plus valeureux combattant en viendrait à bout"



Je regardais à nouveau l'elfe dévouée écrire ses dernières lettres. Même une armée en viendrait à bout ? Ça serait mener ces pauvres gens au suicide.

Naru et toi que ferais-tu ?


J'ai cru durant quelques mois que cette épreuve serait la plus douloureuse de mon existence. A présent je sais qu'à l'époque j'ignorais encore ce qu'était la vraie douleur. Cela fait bien des jours que nous ne nous sommes pas revu. Puis soudain le voila à nouveau devant moi comme si rien ne s'était jamais passé, comme si il ne m'avait jamais abandonnée. Je suis aujourd'hui incapable de différencier mes visions à la réalité, le passé du futur. Je me demande même si tout ça est bien réel.
Cela faisait des années que je n'étais retournée sur Draenor, en m'y rendant je me rappelé peu à peu des jours passés ici. Je me sens à nouveau chez moi parmi les miens, puis d'un seul coup terriblement seule cherchant désespérément les raisons de mon existence.

Les jours et les mois passés dans la grande citée qu’est Shattrath apaisèrent mon esprit et j’oubliai peu à peu mon ancienne vie, seuls de vagues souvenirs me restèrent, une silhouette, un parfum, rien de plus. Je passais mes journées à aider à lutter contre le fléau toujours grandissant, essayant d’occuper mon âme incessamment jusqu’à refouler en moi ces souvenirs douloureux.

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