Styrz Ombrétoile

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Styrz Ombrétoile

Message  Livia le 2011-06-07, 16:45

Nom : Ombrétoile
Prénom : Styrz
Sexe : Mâle
Âge : 320 ans
Race : Kal'Doreï
Classe : Voleur
Caractère et moralité : Chaotique - Neutre. Un personnage poète, psychanalyse et base ses fondements sur ses expériences. Il estime que ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. Il forme souvent des énigmes de sorte à mieux découvrir la patience et la curiosité de chacuns des personnages qu'il croise. Le coeur noble, il suit ce qui lui semble juste et souffre du rejet de sa famille qu'il ne dévoilera qu'à un être de confiance digne de comprendre ses chimères noires.

Description physique : Styrz a les yeux brillant d'un reflet émeraude prononcé, les cheveux soignés de couleur foncé . Une tribale noire serpente autour du bras gauche de l'elfe et viens s'achever dans la nuque de celui-ci. Une cicatrice sur l'épaule droite peut se faire voir lorsqu'il est torse nu. Souvent vêtu d'un sombre accoutrement, il tient son visage caché dans l'ombre de son capuchon la majorité du temps.

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Styrz finissait de lire les papiers secrets tous signés par Karie et ornés de son sceau. Un léger sourire naquit sur son visage.

- C'est parfait ! Merci à toi, mon ami.

L'elfe aux cheveux blonds sourit à Styrz. Il ne savait pas pourquoi il s'était pris d'affection pour ce jeune elfe de la nuit déprimé, maussade, au regard sombre et au corps meurtri.

Il l'avait rencontré à Shattrath et s'était étonné de le voir se cacher de tous ses semblables, pareil à un mendiant. Il se disait inintéressant et vouloir rester seul, mais la détresse dans son regard était plus éloquente que toutes les paroles qu'il aurait pu prononcer. De plus, avait-il réussi à force de persévérance à le faire parler, en gagnant sa confiance et lui avait proposé son aide. Cet être dérangé, analyste et penseur cachait davantage qu'une parure des plus mystérieuse. L'elfe avait compris ce qu'était Styrz depuis le tout début.

- Rédiger ces paperasses fut un jeu d'enfant mais ...
- Le plus difficile est à venir Styrz, alors sois prudent.
- Cette affaire ne m'enchante pas vraiment, mais je n'ai plus grand-chose à perdre de toutes façons... Merci pour tout ce que tu as fait.

Styrz prit l'elfe dans ses bras et le sera chaleureusement, puis lui rendit les lettres.

- Tu sais ce que tu as à faire.

L’elfe prit les lettres en acquiesçant, sourit à Styrz puis disparu hors de la ruelle.

Épuisé, Styrz se laissa glisser contre le mur et s’assit lourdement. Il mit son visage dans ses mains et des larmes ne tardèrent pas à couler entre ses doigts et le long de son cou. Il n’avait plus grand-chose à perdre, mais il avait peur de disparaître. Tandis que les perles translucides et salées coulaient sur ses joues, il se promit que c’était la dernière fois qu’il pleurait.

Après avoir laissé sa détresse s’exprimer pendant de longues minutes, il essuya ses larmes d’un revers de la main, puis jeta un œil sur la bague qu’il portait à la main gauche. Il poussa un soupir puis échangea la bague offerte jadis par Aerlynn par une seconde qui alourdissait sa poche depuis quelques temps.

Styrz rangea en sûreté la bague d’Aerlynn, puis se leva, le regard déterminé. Il était trop tard pour reculer maintenant, il ne pouvait plus que sauter, en espérant ne pas atteindre le sol trop vite. Il allait enfin revoir ceux qui l’avaient taxé de traître et de sale bête. Tous ceux qui se disaient ses amis… sa famille et qui l’avaient traité comme un animal. Il n’avait aucune envie de vengeance, mais il mourrait d’envie de voir leur réaction en le voyant devant eux, vivant.

Ses traits s’adoucirent légèrement lorsque de ses pensées surgît le visage de sa mère. Esh'dala. Elle lui avait tant manqué…

Styrz secoua la tête. Ce n’était pas le moment de s’apitoyer.

Il enfila sa longue cape qui gisait sur le sol et le capuchon venant couvrir sa tête qui plonga son visage dans les ténèbres. Seules deux légères lueurs jaunâtres étaient visibles. Il se fondit dans l’ombre sans un bruit. Au moins son exil lui avait permis de peaufiner sa discrétion..

Un léger courant d’air glacial s’engouffra dans la ruelle et fit virevolter quelques papiers épars. Seule subsistait de la présence de l’elfe une petite flaque de tristesse, de désespoir et de peur, empreignant le pavé et séchant lentement.

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