[Nain] Norblek Sucre d'Ogre

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[Nain] Norblek Sucre d'Ogre

Message  Norblek le 2011-06-09, 21:04



La guerre. Concept qui signifie conflit. Résolution par la force. Opposition entre plusieurs forces par les armes. Synonyme de mort, famine, douleur, souffrance et haine. Guerre perpétuelle. Guerre éternelle. Guerre.

La risée des nains du village de Thelsamar, il partit seul, en quête d'aventure. Il suivit l'entrainement des chevaliers-clercs et rejoignit les rangs des Paladins de Forgefer.

Norblek Sucre d'Ogre.
Il avait gagné ce surnom suite a une série d'évènements. Il voulait être
Norblek Sucre d'Orge. Un soir, autour du feu de camp avec quelques compagnons un peu éméchés, le "r" vint se placer après le "g".
On associa sa prouesse au combat et sa résistance au coups à celles des orcs. Mais étant plus gros qu'un orc pouvait l'être, il ne pouvait être qu'un Ogre. Norblek Sucre d'Ogre.


Le conflit, éternel passion de guerres incessantes et harcelantes. Saignées dans les peuples assainissent la pyramide de l'ordre naturel des choses. Les prédateurs en haut, les herbivores en bas. Prédateurs. Chasseurs de leur propres congénères par soif de pouvoir ou de vengeance. Fierté mal placée.


Norblek contempla du haut de ses 64 ans un énième champ de bataille.
L'œil n'était plus, le poing dissout, il s'était engagé dans l'Aube d'Argent. Espérant que l'expérience de ses nouveaux compagnons les épargnerait une mort douloureuse, il s'aperçut qu'il était à nouveau seul. Pas un seul des autres membres de son unité avait survécu.
La 4e légion avait été décimée, à un sergent près. Et pourquoi ?
Les Ordres émis par le Père Inigo Montoy avaient pourtant été clair.
Une route alternative, des précautions... Le phylactère qui devait être remis à l'Aube d'Argent, disparu. Comme si les attaquants savaient. Cette embuscade visait spécifiquement ce phylactère...
Nul n'était supposé en réchapper. Ils avaient été piégés.

Piège. Constitué d'une mécanique complexe, consiste a mettre une proie dans une situation de faiblesse.
Des Pièges peuvent être physiques, magiques, mentaux ou moraux.
Une simple conversation peut cacher un piège.
Cacher ? Surprise. Sans la surprise le piège n'en est pas un.
Il devient alors jouet de la proie, pouvant se retourner contre son créateur.



Il en avait marre. Norblek ne voulait plus être un jouet. Il savait qu'il survivrait. Mais il avait perdu plus de frères et de sœurs d'armes qu'il avait de cicatrices sur le corps. Marre de vivre, d'être un jouet... Même sa Lumière ne lui suffisait plus. Les prières ne semblaient plus vraies.
Il prit la lame brisée de sa hache et s'ouvrit les veines. Et mourut.
Comme un lâche.

La peur. Indescriptible sentiment que tous connaissent mais ne savent décrire. La crainte de soi. Des autres. De la douleur... Estomaqué.


Norblek descendit dans les abysses. A chaque passage il hurlait mille morts. Il revivait ses cicatrices, une a une, toutes en même temps, un
millier de fois. Sans arrêt. Le prix a payer pour avoir abandonné le cadeau sacré de la vie.
Au bout d'un temps interminable, dame La Mort s'approche de lui.
Elle le fixa dans les yeux. Puis regarda, au delà.
Sans le montrer, Norblek sut qu'elle fut courroucée par sa vision.
Elle était en colère. La mort se détourna de Norblek sans lui
couper le fil argenté de la vie. Et la douleur, a nouveau, le fit hurler. Il chevaucha d'hallucination en hallucination jusqu'à...


La Mort. Noire, sombre. Elle coupe le fil d'argent. Nul ne sait ni ne connais son heure. Maudit et béni sont ceux qui le savent. Elle veille.



Norblek se réveilla le visage dans la boue, une bruine ruisselante tombant. Un paladin avait usé de ses dons sur son camarade pour le ramener des portes de la mort, in extremis. Il lui avait pansé les plaies et partait s'occuper du suivant. L'aube d'Argent avait ses mérites. Il grinça de douleur. Il était tombé sur les griffes d'un ami orque mort. Deux cicatrices de plus, sur la joue droite.
Aucune trace des cicatrices au niveau des veines qu'il a cru trancher. Mais ce n'était pas un rêve. Son rétablissement pris plus de temps que prévu et il fut renvoyé à Thelsamar. Il s'y installa à l'auberge et repris ses études, le temps de se remettre.

Il était encore un jeune nain fringuant. Mais son rétablissement lui avait ramolli les muscles et le cerveau. Il était temps de reconstruire. Norblek sortit de son caveau et respira de l'air frais pour la première fois en 3 ans. Il se dirigea vers les bois près de Dun Morogh. "Pour manier la hache, coupe un arbre. les loups et orques sauvages suivront bien assez vite." Lui avait dit son maitre d'armes. Et il recommença son entrainement. Il retourna à la forge, pour renforcer son endurance affaiblie et retourna miner en sifflotant, exterminant quelques kobolds au passage... Il retourna auprès de l'Aube d'Argent et redevint celui qu'il était.
Un fervent défenseur de la vie et de l'espoir, l'arme au clair.


103 ans. Un jeune nain. Norblek était jeune. Il cachait ses cicatrices sous une lourde armure et s'avance en sifflotant sur la route, une hache sur l'épaule. Il rencontra un jeune apprenti clerc. Un peu maladroit mais de bon conseil et toujours disposé à aider. Il devint bien vite un nouveau compagnon d'armes. Et d'autres suivaient.
Il était temps de faire quelque chose, contre les guerres.
Et surtout contre ceux qui les fomentaient.

Mais cela est une autre histoire.
L'histoire de son présent.

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