[Humaine] Adela Ellaad

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[Humaine] Adela Ellaad

Message  Azunai le 2011-04-30, 22:58



Prénom : Adela
Nom : Ellaad
Âge : 28
Origine : Contreforts de Hautebrande
Lieu de résidence : Hurlevent
Race : Humaine
Classe HRP : Paladin
Classe RP : Paladin
Métier : Aide-de-camp, sous-officier de la croisade d'Argent

Compétences : Adela excelle dans les soins. Elle sait aussi donner des ordres, et apaiser douleur et esprit grâce à des pulsions de Lumière. Elle sait également faire diverses tâches militaires, comme monter un camp, former les rangs, etc ... Elle a également des connaissances en psychologie.

Relations : Adela est fidèle à la Croisade d'Argent, et donc ses relations sont aux races/factions sont les même -officiellement, du moins-

Caractéristiques physiques : Adela est assez petite, avec des muscles apparents, un visage assez carré, et un nez cassé. Elle a un visage qui pourrait être joli si il n'était pas sans cesse ravagé par la tristesse et la mélancolie. Elle ne quitte jamais son tabard, qu'elle porte par-dessus une armure d'écailles dorées.

Caractéristiques morales : Adela est une pacifiste. Elle ne vit que pour faire respecter la paix, et l'amour de la Lumière.


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Un buste de femme est exposé dans la cave de la chapelle de l'espoir de la Lumière. Il représente une jeune femme, aux cheveux d'ébènes, et aux yeux bleus délavés. En dessous est gravée une inscription :

Adela raptu lumine. Fecit beatitudinem. Hostis dolor. Benedicam fidelium ... Paladin lucis !

Prologue : Six ans avant la naissance d'Adela

Je cours. Je vole presque, dans un taillis. J'évite des branches, saute des racines. En d'autres temps, j'aurais apprécié les sensations de la course, le vent sur mon visage...Mais pas maintenant, pas aujourd'hui. Le combat fait rage autour de moi, les cris de souffrances et le fracas des armes m'envahissent. Et j'ai peur. J'affronte un ennemi sans nom, des non-morts, autrefois mes amis. Lorsque j'en ai reconnu, j'ai crié quelque chose. Je ne sais plus quoi, mais j'ai crié, j'ai lâché mes armes, et j'ai couru. Maintenant, je suis en fuite, entouré de cadavres, qui sont omniprésents. Mais je ne serais pas l'un d'entre eux. Je suis à présent guidé par une émotion, une façon de vivre, un élan irrépressible résumé en un seul mot : survivre. Elle me pousse en avant, loin du champ de bataille. Je déserte, oui, et alors ? Celui qui fuit se battra à nouveau, dit-on. Cette pensée me guide, m'empêche de trébucher, de tomber, de réfléchir … Mais je tombe. Pourquoi ? Que s'est-il passé ? Je reste ainsi une poignée de secondes, dans l'incompréhension. Puis mes nerfs et mon cerveau se réveillent. Et je sens la douleur d'un lame dans mes côtes. Lame ennemie ou amie ? Je n'en sais rien. Mais qui sont vraiment mes amis, mes ennemis ? En cet instant, mon côté rationnel aurait voulu que j'enlève la lame de mon ventre délicatement, que je tente de désinfecter, ou d'user de plantes que j'ai toujours sur moi dans une trousse de secours. Cependant, ce n'est pas mon esprit pragmatique qui contrôlait mon corps, mais l'instinct de survie. Et il a décrété que je pouvais courir avec. Ce que j'ai fait. Mes souvenirs s'embrouillent dans mon esprit, et cette journée restera pourtant gravée dans ma mémoire...Curieux paradoxe.

Chapitre I : La mort

-Papa ! Papa ! Viens voir, y'a un truc bizarre dans le jardin !
-Attends, Adela, j'arrive …
La petite fille, à la fois intriguée et effrayée, regarde le grand animal s'avancer dans l'allée. Elle l'observe, cachée derrière une haie, et murmure ses découvertes à sa poupée :
-Tu as vu ? Ça ressemble à une mule mais en plus gros et blanc. Et dessus on dirait un homme. Et ça a la peau comme les outils de papa, tout dur et un peu gris. Mais là, ça brille beaucoup plus !
Son observation est troublée par une voix venant de la créature :
-Holà, de la ferme ! Il y a quelqu'un ?
Le père sort en vitesse et découvre un chevalier, monté sur un destrier en armure, et balbutie une formule de politesse, à laquelle le guerrier répond par un signe de tête, avant d'enchaîner :
-Je cherche Tyris Ellaad, un ...Fermier
L'homme jauge un instant le cavalier, tente de l'identifier, en vain. Aucun tabard, aucun sigle...Rien. Excédé de n'avoir aucune réponse, le nouveau venu descend de monture et s'avance vers le pouilleux qui ose lui tenir tête, le saisit à la gorge en réitérant sa demande. Le fermier, étonné, ne réagit pas tout de suite et contemple son agresseur, ce qui lui vaut un coup de poing au ventre de la part de l'intrus.
Lorsqu'il reprit ses esprits, sa seule phrase fut un ordre, adressé à sa fille :
-Cours ! Va chercher maman et pars !
La fillette, tétanisée, mit plusieurs minutes à partir, et vit le combat de son père.
Celui-ci se dégagea rapidement, donnant un coup dans le pectoral de son adversaire, qui se mit à rire. Le père fit un bond en arrière, prit un fourche, et se mit en garde. Le soldat, toujours en riant, retourna à sa monture, d'où il tira une longue lame effilée qui fit pâlir le paysan. Il soupira, donna une dernière chance au brave homme qui se tenait devant lui. Après quelques secondes, le fermier chargea pour toute réponse. Un acte méritoire, qui devrait permettre à sa famille de fuir. Un acte méritoire, mais futile. L'arme improvisée ne fit qu'une égratignure sur l'armure de plaques. La riposte, elle, arracha un cri atroce à sa cible, puis sa vie. Il ne sut jamais si sa famille s'en était sortie. Peu lui importait, de toute manière, il était mort...
Par contre, sa fille allait être marquée à vie par ce drame. Depuis ce jour, elle ne fut plus jamais la même...

Chapitre II : Le bouleversement

-Allez, Adela...Viens ! Qu'est-ce que tu fais, on t'attend !
La jeune fille était à la fenêtre, l'unique fenêtre de la maison. Elle soupira. Ce n'était même pas une maison. Tout juste une hutte. Seulement deux pièces, séparées par un rideau... Elle n'avait jamais connu le luxe, et était habituée à se contenter de peu, mais là … Ils touchaient le fond ! Depuis la mort de son père, de ses grands-parents et des employés de la ferme où ils habitaient, sa mère n'avait jamais réussi à gagner de l'argent autrement qu'en vendant son corps... Ce qui fonctionnait tout juste assez pour rester dans cette baraque branlante. La mère appela une seconde fois, sans plus de réaction de la part de l'adolescente. Elle songeait au nouveau problème qui la menaçait. Sa mère voulait se remarier avec un « client » fidèle … Elle était devenue complètement folle... Mais rien à faire. Elle le faisait venir de plus en plus souvent. Encore un fardeau.
-Adela, c'est la dernière fois !! Viens là tout de suite !
Elle se décide enfin à bouger. Elle pénètre dans l'autre pièce, qui sert de cuisine, de salle à manger, de salon et de salle de bain. Elle jette un regard de dégoût à son futur beau-père. Elle n'a pas envie de manger avec ce porc.
-Je crois que je vais plutôt sortir, ça devient malsain, ici, lance-t-elle d'un ton acide.
Sa mère, excédée par son attitude envers son invité, la force à s'assoir. L'homme rit sous cape, appréciant apparemment la situation. C'en est trop. Elle se lève, le regarde dans les yeux et veut lui lancer quelque chose, crier une insulte … Mais elle est bloquée par les yeux azur de l'homme, qui la ramènent quatorze ans en arrière. Un inconnu, tirant sa lame, mettant fin aux jours de son père...
Elle blêmit, s'assoit, et mange. En silence. L'homme arque un sourcil, la mine surprise par ce brusque changement d'attitude. La mère, étonnée, pense que sa fille a enfin compris qui commandait. Mais il n'en est rien. Elle a simplement peur.
Pendant la nuit, un bruit sourd la réveille. Des sabots. Dehors. Elle repousse les souvenirs qui lui reviennent à l'esprit et se lève d'un bond. Il n'y a que sa mère et elle dans leur logis, alors que celui qui allait bientôt vivre ici devait rester dormir. Mais le temps des questions fut écourté par le fracas de la porte d'entrée qu'on enfonce. Un seul homme sur le seuil. Un homme en armure, avec un fier destrier derrière lui. Un chevalier aux yeux azur. Un meurtrier, un fou. Celui qui hante ses souvenirs et ses journées.
Il ricane et entre dans la misérable habitation, sous les yeux emplis d'admiration de la mère et emplis d'effroi de la fille. Il tourne la tête vers la petite garce qui l'a démasqué. Aucune arme, aucune protection...Elle ne fera pas long feu. La mère, elle, pense qu'il est venu l'emporter loin d'ici, loin de la misère. Elle a en un sens raison. L'homme s'avance vers cette femme en larmes, qui rit et pleure, qui crie et meurt. Le sang se répand sur sa robe, mais elle garde le sourire aux lèvres. Pour l'éternité. Le regard impassible, son assassin la regarde mourir, le regard froid. Aucun regret.
-Mais pourquoi ? Pourquoi vous faites ça ?
La jeune femme tremble, mais garde son sang-froid et se déplace lentement vers la fenêtre. Le meurtrier se relève, le visage dur et fermé, puis prend la parole :
-Parce qu'il y a plusieurs années, ton père, Tyris Ellaad, a fui. Il a déserté le champ de bataille. Nous nous battions pour nos vies, pour nos familles... Et il a fui. Il a déserté. Et tout le bataillon à ses côtés s'est mis à fuir. Et ils ont abandonné une partie du village à leur sort. A cause de lui, une famille est morte, entièrement massacrée par les mort-vivants. Ma famille. Alors je me venge. Et aujourd'hui, j'ai terminé ma tâche. Après t'avoir tué, petite, je vais me tuer aussi. Et le cercle sera complété. Alors viens... N'ai pas peur, ce ne sera pas douloureux.
Il s'avance vers sa dernière cible, la fin de son tourment, lorsqu'il entend des pas à l'extérieur. Des pas étranges, des pas laissant des empreintes tâchées de sang coagulé. Des pas de mort-vivants.
Son cheval hennit, cabre, mais rien n'y fait. Les morts continuent d'avancer. Son maître sort, et contemple la troupe devant lui, puis la jeune femme prostrée contre le fond de sa hutte, et hésite. Il pense. Il réfléchit. La troupe de morts-vivants lui rappelle sa famille. Ils les ont massacrés sans pitié. Il a fait pareil. Il ne vaut pas mieux qu'eux. Il s'est déshonoré, il a failli à sa tâche. Il n'a pas vengé les siens, il a même aidé et copié le Fléau. Pour lui, il n'y a plus qu'un seul objectif, qu'il murmure :
-La rédemption …
Il court prendre l'adolescente effrayée, la pose sur son cheval et lui tend les rênes. Pour la deuxième fois de sa vie, elle doit fuir pour sa survie. Le guerrier donne une claque sur la croupe du cheval, le faisant partir au galop. Il se tourne ensuite vers ses ennemis et les accueille avec un hurlement de rage. Il sait que ce combat sera le dernier. Mais il a décidé de le mener, jusqu'au bout.

Chapitre III : La métamorphose

-Adela Ellaad ! Veuillez vous avancer je vous prie !
Elle respire profondément puis s'avance vers l'instructeur.
-Vous êtes recalée. La garde n'acceptera pas une personne aussi faible. Il va falloir vous muscler si vous voulez vraiment être garde de Hurlevent.
Déçue, elle se retire, retourne dans le rang. Elle pensait que ça serait sa chance, qu'elle avait enfin trouvé quelque chose qui pourrait lui faire sortir sa rage...Mais elle va devoir attendre encore. On lui a proposé d'être médecin, mais elle a refusé. Soigner les blessés sur le front … Non. Elle attend la fin de la cérémonie, où presque tous sont acceptés. Elle va voir l'autre recalé, un dénommé Orrin Borge et entame une discussion avec lui. Ils parlent de ce qu'ils auraient voulu faire dans la Garde, puis de ce qu'ils vont maintenant faire. Il lui annonce qu'il a été rejeté car ils n'acceptent pas les « manieurs de Lumière », les paladins, et qu'il a en lui le potentiel pour en devenir un. Une idée germe alors dans l'esprit de la jeune femme, et elle lui expose :
-Mais alors, si tu peux devenir paladin, pourquoi ne pas rejoindre l'Aube d'Argent ? C'est un ordre qui recrute pour combattre le Fléau à Lordaeron ! Tu pourrais devenir encore plus renommé et puissant que dans la Garde de Hurlevent, puisque c'est ça que tu veux !
Le garçon, hésitant, finit par se laisser convaincre. Ils vont donc se présenter à la cathédrale demander à recevoir une formation. On les accueille, et on les guide vers un homme en armure dorée, assis dans un coin. Il se prénomme Ehon et est un paladin vétéran.
Les deux jeunes gens s'avancent vers lui, hésitants. Il les salue et leur demande si c'est bien pour une formation, question à laquelle il obtient deux hochements de tête. Il ferme les yeux un instant puis leur dit de les suivre. Adela s'incline puis dit d'un ton respectueux :
-Je ne faisais que l'accompagner, Sire, je vais retourner m'entraîner.
Le paladin hausse un sourcil et réplique :
-C'est pourtant toi qui a le plus gros potentiel … Allez viens ! Dans quelques années, tu seras un paladin très efficace, j'en suis certain !
Après quelques remerciements, une courbette et une minute passée à assimiler cette informations, la future apprentie reprend ses esprits et suit son mentor qui s'éloigne. Il leur montre l'armurerie, où ils s'équipent, la chapelle, où ils devront régulièrement prier, et les personnages importants. Ils sont présentés au Grand Maître des paladins et deviennent après trois semaines de tests éprouvants des aspirants paladins sous la tutelle d'Ehon. On leur a fait monter à cheval, décapiter des mannequins en équilibre sur une planche de bois mince, panser les plaies de mourants, invoquer la Lumière pour détruire un crâne de mort-vivant, on leur a fait également apprendre par cœur les dieux et les légendes principales d'Azeroth. Il durent choisir également une voie. Car la Voie de la Lumière se divise en cinq parties. Il y a les prêtres, les médecins, les chevaliers, les héros et les manieurs de Lumière. Adela, hésitante, finit par pencher vers la voie des manieurs de Lumière, aides de camp. Orrin, lui, préféra se tourner vers la force brute de la Lumière, et suivre la voix des grands héros de ce monde.
Ils vont devoir subir trois longues années d'entraînement, parsemées de danger et d'exercices en tout genre. Toujours en voyage, sur les routes, à s'entraîner aux arts de la guerre et de la Lumière, à aider les villages, les familles qui en ont besoin... Quelques combats avec le Fléau, mais principalement avec des bandits, des bêtes sauvages ou des créatures toujours plus étonnantes. Mais il ne faut pas seulement savoir tuer quelqu'un pour être paladin. Il faut savoir négocier, oublier, pardonner... Ehon les mena jusqu'aux terres arctiques du Norfendre, où ils aidèrent les colons à s'établir face aux Vyrkuls et aux bêtes sauvages, combattant dragons et créatures du Fléau, le vent froid leur mordant les joues. Il les mena dans les profondes forêts de Kalimdor, pour aider les elfes contre l'avancée brûlante des orcs. Il firent le tour des Royaumes de l'Est, chargeant les troggs, décimant les trolls, combattant le marteau du crépuscule, et enfin, ils eurent l'immense honneur de se rendre en Outreterre, où ils affrontèrent les petits groupes de démons en retraits, les blessés, les perdus, ceux à la traîne, tiraillant les flancs de la grande armée démoniaque.
Après ces trois ans de quêtes et de combats, les deux apprentis sont prêts à passer le test final...

Chapitre IV : Les Maleterres

-Adela Ellaad ! Veuillez avancer je vous prie !
De nouveau ce cri. De nouveau, elle respire profondément. Mais cette fois, elle ne doute pas. Son maître lui a dit qu'elle réussirait, alors elle n'a pas peur. Elle ne sait pas de quoi il s'agit, mais elle le fera. On la fait s'avancer dans un champ. Vide. Il n'y a rien, ni personne. Intriguée, elle s'avance. Elle se souvient de son défaut. Elle n'est pas assez vigilante. Elle sait maintenant ce qui va lui être imposé. Ils vont tester sa vigilance. Elle tire son épée et avance précautionneusement lorsqu'un loup lui saute dessus par derrière. Elle l'a entendu bondir. Elle se retourne et frappe. Le ventre ouvert, la bête s'effondre. A plusieurs reprises, elle doit faire face à des dangers rapides, discrets, meurtriers. Mais elle s'en sort, sous les encouragements de son maître et de son ami. Elle doit ensuite soigner un homme poignardé, parlementer avec une délégation orque, convaincre des villageois de fuir leur village condamné, monter à cheval durant toute la journée, demandant beaucoup d'attention, de talent mais aussi d'endurance. Au crépuscule, son maître la rejoint avec les juges et lui annonce qu'elle est officiellement un paladin. Elle va pouvoir être libre. On lui propose de rejoindre une des légions de Hurlevent. Elle refuse. Son objectif se situe dans les Maleterres. Elle assiste à l'épreuve finale d'Orrin, qui réussit, lui aussi. Enivrés par leur succès, ils décident d'aller fêter leur nouveau statut, et enfreignent la règle en désuétude du vœu de chasteté du paladin, qu'ils ont prononcé à la hâte. Ils retournent donc sur les routes, mais cette fois sans leur maître. Partant de Hurlevent, ils traversent les montagnes qui sont aux Nord pour arriver à Dun Morogh, où ils tentent de se renseigner sur l'Aube d'Argent. Les nains leur indiquent que des recruteurs se trouvent à Forgefer et dans toutes les capitales...
Confiants, ils entrent dans la somptueuse cité naine et cherchent les émissaires qu'il trouvent facilement. On leur impose une série de questions et d'exercices qu'ils réussissent avec aisance. Ils sont une dizaine à partir pour les Maleterres, en tant que recrues de l'Aube d'Argent. On leur a fourni un tabard, une armure pour certains, mais surtout, l'espoir de servir une cause meilleure, de se battre pour Azeroth. Bien évidemment, la plupart on plus été séduits par la solde que par les rêves de gloire, mais certains le faisaient pour la Lumière, pour l'honneur … Pour Lordaeron

Chapitre V : l'Aube d'Argent :

-Embuscade !
Un cri se fait entendre. Un cri qui provoque la panique et l'effervescence de cinquante soldats...Tout le monde prend ses armes, se met en formation, mais déjà l'ennemi est sur eux. La bataille fait rage, les cris de douleur, de rage et de désespoir se mêlent. Dans la mêlée, une fière guerrière en armure d'or donne des ordres et épaule ses soldats. A ses côtés, deux paladins, soulageant la douleur, soignant les blessés pour qu'ils puissent rejoindre le chariot central et se reposer, frappant les goules trop proches. Deuxième cri effrayant le bataillon :
-La capitaine est tombée !
Les deux paladins se précipitent sur le corps et cherchent des signes vitaux. Ils n'en trouvent pas. Elle a rejoint nombre de ses soldats dans la mort. Les manieurs de lumière se relèvent, et la femme annonce la mort de leur chef aux soldats. Encerclés, ceux-ci savent que c'est la fin. Nul ne sait d'où le cri est parti, de quelle gorge il a jailli, mais ce fut bientôt une véritable vague, un cri unique, pourtant porté par de nombreuses bouches. Un cri de rage, de souffrance, qui réclame vengeance et justice. Tous chargèrent comme un seul homme, pour la dernière marche de leur vie. Mais la Lumière n'abandonne pas de si vaillants soldats ainsi. Le cri, porté par le vent, est parvenu jusqu'à un autre bataillon, qui a immédiatement fait marche vers leurs camarades. Et … En la plus noire des heures, alors que tous se pensaient perdus, un nouvel espoir jaillit. Surplombant la troupe ennemie, sur la hauteur d'où eux-mêmes venaient, apparut un éclaireur portant le tabard représentant un soleil d'argent sur fond noir. L'aube d'Argent ! Remerciant la Lumière de les avoir sauvé, ils redoublèrent d'efforts, non pour en tuer le plus possible, comme avant, mais pour survivre. Et ils réussirent. Il parvinrent à tenir leur position jusqu'à l'arrivée des renforts, grâce aux paladins, efficaces et puissants.

Journal d'Adela, Paladin de l'Aube d'Argent.

Je commence ce journal car je me suis rendue compte que je voudrais me souvenir de ce qui m'est arrivé, et de le transmettre à d'autres. Je m'en suis aperçue pendant un combat cet après-midi. J'ai été marqué par ce squelette, grand et puissant. Je ne sais pas pourquoi, mais il était plus fort que ses frères de douleur. C'est moi qui l'ai combattu, et tué.
Nous étions encerclés, assaillis par le Fléau. Notre chef était tombée, et nous nous sommes rués sur l'ennemi, un cri de guerre enflammant nos esprits. Et je me suis retrouvé face à cette créature qui me dominait d'une ou deux têtes. Une solide lame dans chaque main, il semblait avoir tué déjà maints soldats de l'Aube. Nous nous sommes longtemps observés. Il semblait plus intelligent que les autres... J'étais en position clairement offensive, ma lourde lame pointée directement vers lui, et pourtant, il ne fit aucun geste défensif, comme si il savait qu'il serait plus rapide que moi à attaquer. Au bout d'un long moment passé à se jauger mutuellement, nous avons attaqué. En même temps. Je lui ai entaillé ce qui était sa cuisse tandis qu'il m'écorchait le bras gauche. Après un bref haussement d'épaules à la vue de ma blessure, je me suis remise en position. Il aurait pu à ce moment là me charger et me renverser, mais il ne le faisait pas. Pourquoi ? Je n'en sais rien. Il s'est au contraire avancé lentement. Il a levé ses deux lames, et a frappé. Mais j'étais prête. Je frappé de toutes mes forces dans ses os du genoux, qui se sont brisé. Il n'a pas eu le temps de terminer son œuvre mortelle : il était à terre. Il s'est pourtant relevé à moitié, et a frappé une nouvelle fois. J'ai esquivé, puis reculé. De là où j'étais, je pouvais l'atteindre, mais pas lui. J'ai alors utilisé le pouvoir qui me restait pour lui envoyer une décharge de Lumière, sensée le réduire en cendres. J'ai presque réussi. Disons que les trois goules qui m'ont chargé à ce moment là ont été effectivement réduites en poussière. Mais l'autre rampait déjà vers moi, agitant ses lames. Il était déjà moins menaçant, mais restait dangereux. Je suis allée derrière lui et lui ai coupé la colonne vertébrale, puis les bras. Je pense qu'à ce moment-là, il était mort, mais j'ai cru bon de le vérifier. J'ai fracassé son crâne et l'ai lancé au loin avec un soupir de satisfaction.
Ensuite, un autre bataillon est venu nous sauver. Ils ont chargé et sont rentrés dans les rangs ennemis comme une lame dans de la chair. Et c'est grâce à eux que je peux écrire ce journal...

    La date/heure actuelle est 2017-12-17, 14:55